Un Parcours, une démarche, des priorités : logement - déplacements - environnement



En 2001, à 33 ans et à la surprise de l'équipe sortante, les électeurs de Blanquefort ont décidé, sur la base d'un projet solide, d’élire Vincent Feltesse maire de cette commune Métropolitaine et Médocaine tout à la fois, avec tout ce que cela porte de caractère et de difficultés.

Avec son équipe, ils ont investi sur deux parcs publics, il se sont battus pour le maintien de Ford qui est resté dix années de plus avant la trahison récente de l’entreprise, ont développé l’idée d’un tram-train, sont devenus une référence en matière numérique et démocratique, ont supprimé une espèce de bidonville indécent existant depuis des décennies et occupé par des centaines de gens du voyage sédentarisés. Lors ce mandat de maire, en à peine plus de 10 ans, en s appuyant sur les associations, les talents des citoyens, et en se battant, en peu de temps, ils ont transformé la ville. Sa 1ere adjointe l’a succédé et a été réélue.

En 2007, à peine plus âgé, il est devenu président de la CUB, métropole d’aujourd’hui. Avec les autres maires et élus, Alain Juppé en tête ils ont fait sortir de très nombreux projets : le pont Chaban Delmas qui était dans les limbes juridiques, l’ARENA qui était attendu depuis plus de trente ans, le changement de délégataire de transports publics avec l’invention du VCUB, du BatCUB, de nouvelles lignes de tramway, la création d’Euratlantique, le lancement du programme 55.000 hectares pour la nature, l’invention de l’été métropolitain. En quelques années, après s’être réveillé, Bordeaux est devenue une métropole. La Métropole, si l’on en croit le succès de notre territoire. Il ne faut pas s’excuser d’avoir réussi. Mais il faut aussi avoir conscience que le monde bouge très vite et qu’il ne faut pas se tromper sur ce que nous voulons faire.

En 2014, déjà conscient d’une inadéquation de la trajectoire suivie avec les nouveaux défis qui se posaient, il a présenté sa candidature à la mairie de Bordeaux et a connu la défaite. Elle lui a permis de prendre du recul, sur la ville, sur lui, de mieux réfléchir et de voir aussi à quel point nous connaissons une période de bouleversement. Lorsqu’il accède à la présidence de la métropole, AirBNB, Deliveroo, les trottinettes, Uber, par exemple, n’existaient pas. En 10 ans, elles ont bouleversé beaucoup de choses.Les enjeux, les aspirations, les leviers d’action et bien sûr la population ont changé.

Nos priorités : Résoudre les trois défis majeurs du quotidien : logement, mobilité, environnement.

Logement.

Nous proposons une rupture. Bordeaux n’a jamais autant construit, quitte à remettre en cause une certaine élégance et esthétique et surtout à oublier les équipements collectifs et les infrastructures. Pourtant les prix ne cessent de s’envoler. La politique de l’offre ne fonctionne clairement pas. C’est pour cela que nous proposons :
  • un moratoire sur les grandes opérations d’aménagement (Jallère, Brazza, Bastide Niel, Euratlantique) pour privilégier la régulation du marché (encadrement des loyers, limitation de AirBNB, diminution des opérations de défiscalisation, maîtrise foncière)
  • la construction dans le diffus avec des tailles et des formes respectueuses et sans concentrer les logements sociaux à proximité de quartiers en ayant déjà beaucoup (Ginko à côté des Aubiers, Bassin à flot à côté de Bacalan, Brazza, Bastide Niel et Euratlantique à proximité de la Benauge et de tous les ensembles de la rive droite).

  • Déplacement.

    La dégradation et la saturation est évidente ces dernières années. C’est l’heure de faire des choix car c’est vous mentir que de faire croire, que tout peut être réalisé : un métro, un téléphérique, un tram train jusqu’à Lacanau, des extensions de tramway dans tous les sens… Tout est renvoyé à demain, à 2050, bref aux Calendes grecques alors que vos demandes sont pour ici et maintenant. Nous sommes pour :
  • un RER métropolitain qui permettra de mieux valoriser les voies ferrées existant dans la métropole.
  • un bouclage circulaire des transports collectifs qui devra être porté en parallèle de l’aménagement des boulevards, projet phare de programme de 2014.
  • la mise en place de petits tronçons de tramway entre la Victoire et la Gare Saint-Jean et entre la gare de Cenon Pont Rouge et la place Ravezies en passant par le pont Chaban Delmas qui a été conçu notamment pour cela.
  • l’étude d’un péage urbain sur la rocade, prenant en compte les contraintes économiques et sociales plutôt que d’attendre un Grand Contournement évoqué depuis un demi-siècle.
  • la fin progressive d’automobile en centre-ville avec notamment la suppression du stationnement de surface à l’intérieur des boulevards. Ce sera autant de place gagnée pour les espaces verts, des pistes cyclables sécurisées ou de nouveaux espaces publics.

    Environnement.

    Nous sommes pour une accélération de toutes les mesures de bascule écologique avec un grand emprunt d’un milliard qui doit être mobilisé dans la décennie qui vient pour tout transformer, végétaliser… Notre situation financière est bonne et les taux d’intérêt n’ont jamais été aussi bas. Profitons-en et faisons-en un levier pour démultiplier l’indispensable transition. Le temps n’est plus au saupoudrage, aux opérations de communication, mais au changement de modèles. Depuis des décennies, voire des siècles, non ingénieurs ont été formés à construire des routes, des ponts des incinérateurs… Ils le font avec talents et en sachant consommer les crédits. Utilisons ce savoir-faire pour changer de modèle. Appuyons-nous sur toutes les initiatives non institutionnelles. Elles sont particulièrement vivaces. Pour la végétalisation. Pour l’eau. Pour les déchets. Pour l’isolation thermique. Et pour tant d’autres choses encore. Au-delà de ces mesures, il faut surtout prendre en compte la nécessité de changer notre rapport à la nature sous l’effet de la double contrainte du réchauffement climatique et de l’érosion écologique. Passer d’une conception de propriétaire et conquérant de la nature (ressource inépuisable) à une position de simple membre de la communauté des vivants, c’est-à-dire apprendre à composer avec la nature, à faire avec… Cela comprend : le grand paysage, les zones humides, la maîtrise foncière, la redensification du pavillonnaires, la forêt urbaine, le végétal local, la mobilité alternative, les énergies durables dont la question des coopératives d’énergie citoyennes, des boucles énergétiques locales et des technologies blockchain

    Ceci n’est pas exclusif des autres problèmes que nous connaissons, notamment en termes d’insécurité et de manque d’équipement de proximité.


  •